Mardi 29 Novembre 2022
Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes. Luc 18. 11
Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappais la poitrine, en disant : Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Luc 18. 13
Le pharisien et les deux publicains
L'évangile selon Luc (Luc 18. 9-17 ; 19. 1-10) présente trois hommes qui s'adressent à Dieu :
- Un pharisien, très religieux, appartenant à la secte juive la plus stricte. Il se félicite intérieurement d'être meilleur que les autres. Il se vante de sa pratique religieuse, et pense plus à lui-même qu'à Dieu. Il estime mériter sa faveur.
- Un publicain, percepteur d'impôts pour le compte de l'occupant romain. Méprisé par le pharisien, il ne parle pas "en lui-même", il s'adresse à Dieu. Conscient de la sainteté divine, et honteux de son péché, il n'ose pas lever les yeux et, dans une courte prière, presque un cri, il fait appel à la grâce de Dieu.
Le contraste est frappant, et l'appréciation de Jésus sans équivoque : "Le deuxième descendit dans sa maison justifié (déclaré juste, donc pardonné) plutôt que l'autre".
- Un autre publicain, Zachée, désire voir Jésus et fait ce qu'il peut pour cela. Jésus le voit, l'accueille plus que cela, s'invite chez lui. Zachée se tient avec respect, et repentant, devant le Seigneur, et lui dit : "Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j'ai fait tort de quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple". Ici aussi, était d'esprit et disposition de coeur contrastent avec ceux du pharisien. Il n'accomplit pas des devoirs religieux pour être juste, il désire honorer Dieu. Jésus ne lui fait ni louange, ni reproche, mais il lui apporte le salut dont il a besoin, lui aussi : "Le salut est entré aujourd'hui dans cette maison".
Dieu écoute la prière. Est-ce que je lui parle pour étaler mes mérites, ou bien lui dire que j'ai besoin de sa grâce ?
Source (La Bonne Semence)